Guerre et Paix (maquettes)
Enfant, j’ai beaucoup aimé confectionner des maquettes (surtout des avions). A la première Guerre du Golfe (1990), j’ai organisé une exposition personnelle dans mon atelier, avec une dizaine de maquettes représentant des mises en scène cyniques de la guerre, et aux murs des tableaux-objets et des plans stratégiques oniriques. Une vache broutant à côté de cadavres déchiquetés, un monument aux morts avec des slogans anti-guerre, des soldats attaquant une caravane de touristes, d’autres encerclant un dinosaure dans une vitrine, des ballets belliqueux,… Dans une des maquettes, j’avais imaginé un mur avec un soldat fusillé par un mini-canon. Mes potes de mon adolescence à Valencia m’avaient appris à confectionner des canons miniatures pour tuer lézards et araignées. Le fût du canon était un embout de baleine de parapluie. On ajoutait le ressort de serrage d’une pince à linge pour le pied du canon. On bourrait l’embout avec des têtes d’allumette (on vendait à l’époque des allumettes qui s’allumaient sur toute surface, comme dans les westerns). On rajoutait ensuite un petit plomb de pêche pour le boulet. On chauffait à blanc le canon et le coup partait. C’était totalement jouissif.
Comme avec la guerre, les maquettes ont été détruites.