[ma] galerie

Travaux de sculpture, chantier commencé dans les années 1990 - Matériaux de récup. pour la plupart, plus lourds, pas mal de bois. 

Bois, pavé - longueur 80 cm - diamètre 20 cm env.

Terres naturelles (récupéré)

H 13 cm (avec socle)

Terres naturelles (récupéré)

H 18 cm (avec socle)

Hommage à Doury  (2024)

Bois et plâtre

 H 40  environ

série ‘les éphémères’ (2023)

Ephémère Number one

Polystyrène - 150 x 125 cm

Ephémère May Ann

Polystyrène - 170 x 50 cm

Bitété enterré

Bois - 30 cm apparents x 60 cm

Sculpture des années 1990. A enfin trouvée sa place

modelage - rire de l’enfant

modelage - recherche du geste premier

Expressions

La sculpture, c’est un prétexte à manipuler la matière. D’abord la taille du  bois parce que les coups de ciseaux m’apaisent,  puis la terre. Et beaucoup de récup’, de déchets, de papier mâché aussi.

Avec la terre, j’ai découvert le plaisir tactile, le souvenir d’enfance de mes figurines en pâte à modeler, le meilleur média pour exprimer une idée brute, la recherche du geste premier. Et avant, le carrelage, le plaisir de l’enfant qui s’amuse à casser et l’obsession du recouvrement. Comme s’il fallait figer la réalité qui me fuyait.

Bois - animalité

Pyrogravures

Guerre et Paix (maquettes)

Enfant, j’ai beaucoup aimé confectionner des maquettes (surtout des avions). A la première Guerre du Golfe (1990), j’ai organisé une exposition personnelle dans mon atelier,  avec une dizaine de maquettes représentant des mises en scène cyniques de la guerre, et aux murs des tableaux-objets et des plans stratégiques oniriques. Une vache broutant à côté de cadavres déchiquetés, un monument aux morts avec des slogans anti-guerre, des soldats attaquant une caravane de touristes, d’autres encerclant un dinosaure dans une vitrine, des ballets belliqueux,… Dans une des maquettes, j’avais imaginé un mur avec un soldat fusillé par un mini-canon. Mes potes de mon adolescence à Valencia m’avaient appris à confectionner des canons miniatures pour tuer lézards et araignées. Le fût du canon était un embout de  baleine de parapluie. On ajoutait le ressort de serrage d’une pince à linge pour le pied du canon. On bourrait l’embout avec des têtes d’allumette (on vendait à l’époque des allumettes qui s’allumaient sur toute surface, comme dans les westerns). On rajoutait ensuite un petit plomb de pêche pour le boulet. On chauffait à blanc le canon et le coup partait.  C’était totalement jouissif. 

Comme avec la guerre, les maquettes ont été détruites.

Plans stratégiques oniriques

Maquettes oniriques

Tableaux-objets